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Livres reçus en service presse

 

               

 

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Anam THUBTEN,
Le parfum de la vacuité.
Commentaire du Sûtra du Cœur.
Paris, Almora, 2022, 222 p.

Commenté mot par mot, phrase par phrase, le bref Sûtra du Cœur est ici présenté comme un condensé des nombreux et volumineux Sûtras de la Perfection de Sagesse. On songe en particulier à sa célèbre formulation : « Le vide n’est pas autre que la forme, la forme n’est pas autre que le vide ». L’auteur a reçu une formation monastique traditionnelle au Tibet, mais c’est comme enseignant laïc établi aux États-Unis qu’il transmet aujourd’hui le message de la vacuité. Celle-ci, souligne-t-il, doit être soigneusement distinguée de toute philosophie nihiliste, de tout attachement à une conception du néant. La vacuité est d’ailleurs moins une théorie qu’une expérience intérieure, une expérience qui se situe « au-delà du domaine de l’esprit pensant » : il s’agit de lâcher prise, de desserrer ou de trancher notre saisie des choses et des conceptions (en particulier la notion trompeuse de notre moi ou soi). Ce détachement permet alors l’expérience d’un épanouissement : la vacuité se révèle comme sagesse, plénitude et grande paix. Et cette sagesse, dans la vie quotidienne, s’exprime spontanément en compassion sans limite.

Dans son commentaire l’auteur s’efforce de « maintenir un équilibre : ne pas être trop académique et conceptuel », tout en essayant de comprendre le Sûtra du Cœur « du point de vue des pandits tibétains ». Sans se perdre dans les controverses entre écoles (qu’il signale au passage), il revient continuellement et de façon vivante vers le message central. Chemin faisant, il situe bon nombre d’enseignements et de pratiques du bouddhisme (surtout Mahâyâna et Vajrayâna) par rapport à cet axe central de la vacuité. Signalons en outre quelques brefs rapprochements ou contrastes avec des enseignements de l’hindouisme ou du christianisme.

Jacques SCHEUER

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La Bhagavad-Gîtâ ou le grand Chant de l’Unité.
Traduite par Émile Senart et Gisèle Siguier-Sauné.
Introduction, notes et commentaire par Gisèle Siguier-Sauné.
Albin Michel, 2020, 279 p. (coll. Spiritualités vivantes)

Décidément, la Gîtâ ne cesse d’inviter à lecture et relecture. Celle ici proposée se fonde sur de nombreuses années d’enseignement, notamment dans le cadre de formations au yoga. L’Introduction (9-30) présente brièvement quelques-unes des interprétations de la Gîtâ tant en Inde qu’en Occident (un Épilogue, court mais percutant, revient sur la question de la justification de la violence : aussi bien Gandhi que son assassin et certaines milices hindouistes d’aujourd’hui se réclament de la même Gîtâ !). L’Introduction situe ensuite les principaux personnages, l’enjeu du gigantesque conflit imminent, enfin la « crise du héros » Arjuna. Accompagnée de brèves notes, la traduction française (31-132) reprend celle de Senart (1922 ; 1944) mais retravaillée par G. Siguier-Sauné.

Le Commentaire (133-259) ne suit pas l’ordre du texte mais présente « la quête de l’unité » successivement par la voie des actes, de la connaissance, du yoga et de la bhakti. Plus précisément : les deux premières, fondées respectivement sur les principes de l’action rituelle brahmanique et sur les enseignements des Upanishad, mettent en relief le dilemme du prince Arjuna (et du lecteur de la Gîtâ) paralysé par les requêtes de valeurs et devoirs contradictoires. Le yoga – compte tenu de la riche diversité des sens de ce mot dans la Gîtâ – apparait alors comme une voie médiane capable de combiner action et connaissance de sagesse. C’est enfin dans les enseignements de Krishna sur la bhakti et dans la révélation que le Seigneur accorde de lui-même que se déploie la « vertu libératrice de l’amour ».

Fondée sur une vue d’ensemble des grands courants de pensée de l’époque, cependant claire et toujours accessible, voici donc une introduction cohérente et substantielle aux enseignements de la Bhagavad-Gîtâ.

                                                                            Jacques SCHEUER

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Brochures

Pierre de BÉTHUNE

  • Wabi, V.O. suppl au Bull. 37, 1990 (épuisé)
  • Hannya Shingyo (Clerlande)
  • Zen No Kokoro, V. O., 1994 suppl au Bull. 53, 1994 (épuisé)

 

Bernard DUREL

  • Prière du Nom, Choisy-le-Roi : DIM (1995)
  • Proximité et distance (pas en Bib)
  • Tauler (après 1991) s.l. s. d.
  • Nuage d’inconnaissance, Strasbourg (1996)
  • Maitre Eckhart s.l.s.d. (1998)
  • Koans et paraboles (pas en Bib)
  • Retrouver les voies du non-faire. Associations S’Asseoir et Le Souffle 2018

La plupart des ouvrages de Bernard DUREL sont publiés par l’Association « S’Asseoir » à Strasbourg

Voies de l’Orient

  • (éd.), Enseignements d’Oshida, 2009, V.O.
  • Dialogue interreligieux, chemin… (déclaration des Assises 2014), V. O.

La plupart de ces brochures sont disponibles dans notre bibliothèque

                   Colloques

                   Les « Assises » des Voies de l’Orient

 

De 1996 à 2014, les Voies de l’Orient ont organisé tous les trois ans avec la collaboration d’une équipe internationale trois à quatre jours des rencontres et de colloques.
Ces rencontres se sont appelées « Assises » en souvenir de la « Journée de prière pour la paix » réalisée à l’invitation du Pape Jean-Paul ḬḬ, faisant converger à Assise en octobre 1996 des représentants de toutes les traditions spirituelles de l’humanité.
L’objectif de nos Assises était :
« Se rencontrer et se connaître, partager interrogations et aussi potentiels de chacun au cœur de nos sociétés plurielles. Ce fut des occasions rares de réaliser collectivement la richesse de la rencontre des spiritualités et de réfléchir ensemble aux questions comme aux perspectives que cela pose à la foi et la vie chrétienne. »

Thèmes abordés (pour 2009 et 2014, vous pouvez cliquer sur le lien vers les textes) :
1996 Premières rencontres européennes
1999 Boîte à plusieurs puits. Multi-appartenance ? avec un livre publié par Dennis GIRA et Jacques SCHEUER (dir), Vivre de plusieurs religions : prouesse ou illusion ?
Paris de l’Atelier…
2003 Chemins de transformation : les enjeux personnels de la rencontre
2006 Le corps et ses langages, lieu de la rencontre
2009 L’être humain, carrefour d’énergies
2014 Message final des Assises 2014. Le Dialogue Interreligieux. Chemin de transformation intérieure.